Maison Gainsbourg : visite, intérieur et mood board déco

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La maison Gainsbourg, au 5 bis rue de Verneuil dans le 7e arrondissement de Paris, n’est pas une maison comme les autres. Serge Gainsbourg y a vécu de 1969 jusqu’à sa mort en 1991, et l’intérieur qu’il a composé ressemble à ses chansons : dense, sombre, chargé de références et profondément personnel. Depuis 2023, Charlotte Gainsbourg ouvre ce lieu au public sous forme de visite guidée, transformant l’appartement en mémorial vivant. Pour les amateurs de décoration originale, la maison Gainsbourg reste une source d’inspiration incomparable, en photos comme dans les faits : un modèle de style baroque-rock que nous décryptons ici avec trois budgets chiffrés pour l’adapter chez vous.

Rue de Verneuil : l’adresse mythique du 7e arrondissement

L’immeuble du 18e siècle abrite depuis 1969 l’une des maisons les plus photographiées de Paris. Gainsbourg l’a achetée grâce au succès de “Je t’aime… moi non plus” et y a vécu sans interruption jusqu’à sa mort en 1991, comme le rappelle sa biographie officielle. Après cette date, Bambou, sa dernière compagne, a maintenu la maison en l’état pendant trente ans, refusant toute modification.

Charlotte Gainsbourg a finalement ouvert l’espace au public en 2023. La réouverture a été largement couverte par la presse culturelle, notamment Vogue France, qui décrit un appartement visité dans son état d’origine : meubles, objets et archives inclus. Les visites, organisées en petits groupes, durent environ une heure et demie. La réservation se fait exclusivement en ligne sur le site officiel de la maison Gainsbourg, et les places partent vite tant la demande reste forte. Le lieu conserve les bouteilles de whisky, les disques, les tableaux, les livres et les centaines d’objets accumulés par Gainsbourg pendant plus de vingt ans.

Galerie et codes visuels : le mood board de la maison Gainsbourg

Galerie et codes visuels : le mood board de la maison Gainsbourg

Trois couleurs dominent le décor : le noir des murs et des meubles laqués, le vert bouteille des velours, et le doré des cadres et des objets chinés. Les codes visuels se répètent d’une pièce à l’autre : bibliothèque saturée du sol au plafond, moulures d’origine repeintes en sombre, tapis persans superposés, éclairage bas et tamisé plutôt que plafonnier. C’est un intérieur qui privilégie la matière et l’accumulation à la sobriété, à l’opposé des tendances minimalistes actuelles.

Pour transposer cette ambiance dans un salon ou une salle à manger, l’astuce consiste à travailler par couches : un fond sombre, puis du mobilier vintage, puis des objets personnels qui racontent une histoire. Ceux qui aiment recevoir peuvent d’ailleurs s’inspirer de cette théâtralité pour dresser une table à l’ambiance rétro et intimiste, avec bougies, verres colorés et linge de table sombre.

Recréer le style Gainsbourg chez vous : 3 budgets, 3 scénarios chiffrés

Recréer le style Gainsbourg chez vous : 3 budgets, 3 scénarios chiffrés

Adopter ce style ne demande pas forcément un budget de collectionneur. Voici trois scénarios chiffrés pour une pièce de 20 m² environ, du plus accessible au plus complet.

Scénario Postes de dépense Budget estimé
Essentiel Peinture noire mate sur un pan de mur, 2 lampes à poser, coussins velours 150 à 300 €
Confort Fauteuil vintage chiné, tapis persan, cadres dorés, bibliothèque d’appoint 800 à 1 500 €
Total look Bibliothèque murale sur mesure, moulures repeintes, mobilier ancien restauré, céramiques artisanales 3 000 à 6 000 €

Pour le scénario Essentiel, l’essentiel du budget part dans la peinture : mieux vaut soigner la préparation du support avant d’attaquer les travaux de peinture, surtout sur un mur déjà texturé. Ceux qui veulent aller plus loin sans repasser par la case rénovation lourde peuvent aussi consulter une méthode pour aménager un espace complet avec un budget chiffré poste par poste, transposable à n’importe quelle pièce sombre et habitée.

Moulures, bibliothèque et céramique : les inspirations déco qui complètent le lo

Moulures, bibliothèque et céramique : les inspirations déco qui complètent le look

Les moulures du 18e siècle sont l’un des éléments les plus copiés de la maison Gainsbourg. Plutôt que de les blanchir, l’intérieur les traite comme un cadre : peintes dans la même teinte sombre que les murs, elles disparaissent en tant qu’élément architectural pour devenir un simple relief qui capte la lumière rasante. C’est une astuce reprise dans de nombreux intérieurs parisiens haussmanniens qui veulent gagner en profondeur sans repeindre tout en blanc.

La bibliothèque, elle, occupe un pan de mur entier et déborde volontairement : livres à plat, objets glissés entre les piles, rien n’est parfaitement aligné. C’est une tendance qui revient fort dans les intérieurs “aesthetic” actuels, où la bibliothèque devient un objet de décoration à part entière plutôt qu’un simple rangement. Si le bois sombre domine chez vous, réussir une déco murale en bois sombre sans alourdir la pièce passe par le même principe : alterner matières mates et brillantes pour éviter l’effet caverne.

Enfin, la céramique complète le tableau : vases, cendriers, figurines glanés au fil des voyages et des brocantes. Les ateliers français de grès émaillé connaissent d’ailleurs un regain d’intérêt, porté par une clientèle qui cherche des pièces uniques plutôt que des objets en série, exactement dans l’esprit de collectionneur de Gainsbourg. Pour composer un mood board complet autour de motifs et matières plus graphiques, un mood board inspiré de motifs orientaux avec son budget chiffré propose une variante plus colorée du même exercice de style.

La façade et ses graffitis : quand l'hommage devient décoration

La façade et ses graffitis : quand l’hommage devient décoration

Impossible de parler de la maison Gainsbourg sans évoquer sa façade. Depuis la mort de l’artiste en 1991, les fans couvrent le mur extérieur de graffitis, dessins et messages, dans un hommage spontané que la famille a choisi de préserver plutôt que d’effacer. La façade est aujourd’hui autant photographiée que l’intérieur, et fonctionne comme un mur d’expression collective renouvelé en permanence.

Cette logique d’accumulation assumée, sans recherche de perfection, est justement ce qui rend le style Gainsbourg reproductible chez soi : un mur de cadres qui grandit avec le temps, une étagère qui se remplit au fil des trouvailles. Pour les amateurs de matières vieillies qui veulent aller au-delà du noir et du vert bouteille, la déco dolce vita et ses matières patinées offre une variante plus chaleureuse du même principe.

Visiter la maison Gainsbourg : les questions les plus fréquentes

Comment réserver une visite de la maison Gainsbourg ?
La réservation se fait exclusivement en ligne sur le site officiel de la maison Gainsbourg. Les créneaux sont limités et partent rapidement, mieux vaut réserver plusieurs semaines à l’avance.

Combien de temps dure la visite ?
Environ une heure et demie, en petit groupe, avec un parcours guidé à travers les différentes pièces de l’appartement.

Peut-on prendre des photos à l’intérieur ?
Les conditions de prise de vue sont précisées lors de la réservation et peuvent évoluer : mieux vaut vérifier les règles en vigueur au moment de la visite sur le site officiel.

Où se trouve exactement la maison Gainsbourg ?
Au 5 bis rue de Verneuil, dans le 7e arrondissement de Paris, à quelques minutes à pied du boulevard Saint-Germain.

La façade graffitée se visite-t-elle librement ?
Oui, la façade extérieure et ses graffitis sont visibles gratuitement depuis la rue, à toute heure, sans réservation.

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